a regarder en toute objectivité comme d'habitude
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La polémique concernant les risques accrus de développer une sclérose en plaques à la suite d'une vaccination contre l'hépatite B n'est pas morte. Illustré par des témoignages douloureux et étayé
par des explications scientifiques, ce documentaire dérangeant propose de faire la lumière sur ces vaccins qui se transforment en poison dans un nombre croissant de cas.
A Québec, les parents du petit Alexis, 2 ans et atteint d'une encéphalite, en témoignent. Depuis qu'on lui a injecté six vaccins dans la même journée, Alexis « ne sait plus avaler, ne sait plus parler, ne sait plus marcher ». Des études épidémiologiques américaine, française et canadienne laissent penser que le mercure, présent sous forme de conservateur dans certains vaccins courants comme l'antitétanique ou les antigrippaux, entraînerait des troubles du comportement et du développement. D'autres vaccins à base d'aluminium cette fois, à l'instar des antihépatites, pourraient provoquer des maladies neuromusculaires (lire l'encadré). Aurélie, une jeune femme pleine de vie malgré sa maladie, explique qu'elle a manifesté les premiers symptômes de la sclérose en plaques à la suite d'une vaccination contre l'hépatite B.
Lobbies pharmaceutiques
Bien que le nombre de victimes augmente, notamment parmi les enfants, les associations ont du mal à les faire reconnaître et indemniser, car le lien de causalité entre les pathologies et le vaccin est difficile à prouver. Aux Etats-Unis, Dan Burton, un membre du Congrès, a ouvert une enquête parlementaire sur la nature des produits contenus dans les vaccins et leurs effets sur la population. L'élu républicain regrette la négligence des autorités américaines, qui ont avalisé la mise sur le marché de vaccins dont la toxicité n'a jamais véritablement été évaluée. Il explique en outre que l'industrie pharmaceutique constitue « le groupe de pression le plus puissant de Washington », ce qui rend toute évolution législative en la matière impossible.S'ajoutent à l'hostilité des acteurs économiques et à l'immobilisme des politiques les réticences du monde médical à remettre en cause les bénéfices des vaccins. Des réactions alarmistes pourraient en effet mettre en péril l'enjeu de santé publique que constitue la vaccination. Barbara Loe Fisher, présidente du Centre national d'information sur la vaccination aux Etats-Unis, s'interroge sur le caractère « utilitariste » de ces politiques de santé publique : « Combien de personnes peut-on sacrifier pour le bien de la majorité ? »
Les victimes et les associations qui les défendent revendiquent le droit d'être informées des produits contenus dans les vaccins et des risques encourus à la suite de leur injection. Ils émettent des réserves concernant les contraintes légales de vaccination et réclament des indemnisations en cas d'effets indésirables invalidants. Rompre l'omerta qui règne sur la possible toxicité de certains vaccins permettrait d'améliorer leur innocuité. Ce qui profiterait, d'une part, à la santé publique et limiterait, d'autre part, les drames d'individus qui développent une maladie en ayant voulu en prévenir une autre.Le thimérosal est un agent conservateur à base de mercure présent en quantité infime dans les vaccins antitétanique, antigrippaux, antidiphtérique parmi d'autres. Selon certaines études, il pourrait entraîner des troubles neurologiques, dont des comportements autistiques. L'aluminium est un adjuvant présent dans les vaccins antihépatites qui permet de stimuler la réaction de l'organisme contre la particule virale injectée lors de la vaccination. Il favorise donc l'immunisation de l'organisme vacciné. Au demeurant, ce composant additionnel est soupçonné de favoriser le développement de maladies neuromusculaires.
Quatorze ans après la campagne nationale de vaccination contre l'hépatite B, les responsables de deux laboratoires ayant mis au point et commercialisé le vaccin, ont été mis en examen jeudi pour "tromperie aggravée".
Plus de vingt millions de Français (le tiers de la population) ont été vaccinés entre 1994 et 1998 contre le virus de l'hépatite B, maladie à l'origine de cirrhoses ou de cancer du foie.
Mille trois cents d'entre eux ont par la suite subi des effets secondaires neurologiques, dont un millier de scléroses en plaques, selon certaines estimations.
Les responsables du laboratoire "SmithKline Beecham" (aujourd'hui GlaxoSmithKline) et de la société Pasteur Mérieux MSD - Aventis Pasteur (aujourd'hui Sanofi Pasteur MSD), deux laboratoires ayant fabriqué le vaccin, sont poursuivis pour "tromperie sur les contrôles, les risques et les qualités substantielles d'un produit ayant eu pour conséquence de le rendre dangereux pour la santé de l'homme", selon une source proche du dossier.
Le laboratoire Pasteur MSD est également mis en examen, en tant que personne morale, pour "homicide involontaire" pour la mort d'une patiente, Nathalie Desainquentin, décédée en 1998, à l'âge de 28 ans d'une sclérose en plaques et dont les parents se sont constitués partie civile.
"Pour nous, c'est une satisfaction dans la mesure où ces mises en examen confortent notre thèse selon laquelle les recommandations en vue de la vaccination n'étaient pas conformes aux risques véritables", a déclaré à l'AFP Me Bernard Fau, avocats de parties civiles.
Lancée en 1994 par Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Santé, la campagne nationale de vaccination contre l'hépatite B a été suspendue en 1998.
A partir de 1997, ont été déposées plusieurs plaintes pénales, aujourd'hui instruites par la juge Marie-Odile Berthela-Geffroy. Le dossier compte actuellement 29 parties civiles dont 5 représentent des victimes décédées.
En 2005, la Cour de justice de la République avait classé sans suite une plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui" visant les ex-ministres de la Santé Jean-François Mattéi, Bernard Kouchner et Philippe Douste-Blazy.
La campagne de vaccination, encouragée par les pouvoirs publics, comparaît l'hépatite B au Sida et affirmait que le virus pouvait se transmettre par la salive, ce qui est faux. Elle a rapporté beaucoup d'argent aux laboratoires qui ont écoulé 70 millions de doses (trois injections et un rappel).
"La recommandation d'une vaccination à grande échelle allait très au delà des populations à risque (toxicomanes, professionnels de santé...) notamment en ce qui concerne la vaccination scolaire généralisée", a souligné Me Fau.
Comme dans d'autres dossiers de santé publique, l'établissement de la certitude d'un lien de causalité entre le produit et ses effets indésirables est difficile à établir.
En octobre 2002, une première expertise avait mis en cause l'attitude des pouvoirs publics coupables, selon le rapport, de "désinformations" et de "dissimulations" en vantant les avantages du vaccin.
En septembre 2003, la Cour de cassation rendait un arrêt indiquant que le lien entre la vaccination et la sclérose en plaque ne pouvait être tenu pour acquis. Mais en 2004, une étude de la revue américaine Neurology suggérait un lien entre le vaccin et la maladie.
Depuis, le lien de causalité a été pris en compte en 2007 par le Conseil d'Etat dans le cas d'une infirmière de l'hôpital de Sarreguemines (Moselle), atteinte d'une sclérose en plaques, à la
suite d'une vaccination obligatoire contre l'hépatite B.
Depeche AFP 31/01/08 19h26
Le BCG n'est plus obligatoire
La France restait l'un des derniers pays européens à rendre le BCG obligatoire. Ce n’est plus le cas depuis le 11 juillet, avec l'annonce de Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé, à
l'occasion de la publication du calendrier vaccinal 2007. Depuis plusieurs années déjà, cette obligation faisait débat : un débat relancé l'an dernier, depuis que la piqûre a remplacé la
traditionnelle bague pour la vaccination anti-tuberculose.
La Société Française de Santé Publique a tranché en décembre, après une large audition publique : elle préconise de lever la vaccination systématique, sauf en Guyane, plus touchée. Parmi leurs
arguments, le fait que le vaccin ne protège que contre les formes graves, mais aussi les effets indésirables de la vaccination par piqûre.
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