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2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 17:00

(Traduit de l'article "Children's shots: no longer a simpledecision" paru dans Autism Research Review International, volume 9,no 1, 1995)

Il fut un temps où les vaccins administrés aux enfants étaient considérés comme une mesure totalement bénéfique, voire une vraie bénédiction. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Ces vaccins sont de plus en plus controversés car on les soupçonne d'engendrer une foule de problèmes, notamment l'autisme. Comme nous l'avons mentionné précédemment (ARRI 4-4), Congress a réuni des fonds pour dédommager les familles dont l'enfant a souffert des suites d'un vaccin. Toutefois, le montant des réclamations dépasse de loin les fonds disponibles. Des livres et des articles continuent d'être publiés au sujet de cette controverse. Récemment, les talk-shows américains ont soulevé la question.

Interviewé à la télévision nationale, le célèbre pédiatre Lendon Smith a remis en question la vaccination à large échelle pour les jeunes enfants américains. La déclaration du docteur Smith était une attaque de plus dans cette lutte ouverte entre les administrateurs de la santé publique, qui croient que les maladies comme la polio et la coqueluche reviendraient dans des proportions épidémiques si la vaccination à large échelle cessait, et ceux qui s'opposent à la vaccination. Ces derniers allèguent en effet que les mesures d'immunisation utilisées sont toxiques et créent plus de problèmes qu'elles n'en résolvent.

Le docteur Smith et plusieurs mères de familles (incluant une mère dont l'enfant a développé des symptômes autistiques peu de temps après avoir reçu un vaccin) ont fait leur apparition au Susan Powter Showen février. Soulignant qu'il fut en faveur de la vaccination jusqu'à tout récemment, Smith a déclaré qu'il a modifié son opinion après avoir lu les recherches sur le sujet. En premier lieu, Smith a allégué que " toutes ces maladies (contre lesquelles les enfants sont vaccinés) étaient déjà en voie de disparition avant l'administration des vaccins." Il a ensuite ajouté que "plusieurs enfants ont attrapé la maladie malgré qu'ils aient été entièrement immunisés".

L'une des mères présentes à l'émission a souligné que, la polio mise à part, la majorité des maladies contre lesquelles sont immunisés les enfants sont relativement bénignes. D'autres mères ont affirmé que les parents sont fréquemment amenés à croire que leur enfant ne pourra s'inscrire à l'école s'ils ne sont pas vaccinés, même si 20 états américains permettent aux parents de signer une formule les dispensant de faire vacciner leur enfant.

Smith et les parents invités à l'émission proposent que tous les parents reçoivent des informations complètes concernant les risques liés à la vaccination, et qu'il leur soit permis de décider par eux-mêmes si cette mesure est appropriée dans le cas de leur enfant. Le docteur Smith n'en recommande pas moins les piqûres contre le tétanos à la suite d'une blessure.

Plusieurs des parents participant à l'émission ont mentionné les recherches de Harris Coulter, qui croit que les vaccins - en particulier les vaccins contre la coqueluche - pourraient être une cause majeure de légers dommages au cerveau. Soulignant que le vaccin contre la coqueluche engendre de graves effets allergènes chez les animaux de laboratoire, Coulter suggère que les vaccins contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos peuvent, dans plusieurs cas, mener à des encéphalites allergènes subcliniques. A leur tour, ces encéphalites peuvent induire l'autisme et d'autres désordres au cerveau.

Coulter fait observer qu'au Etats-Unis, les vaccins sont administrés à un plus jeune âge qu'ailleurs dans le monde. Le Center for Disease Control and Prevention, d'après ses lignes directrices de 1995, suggère même de prescrire les vaccins à un âge plus précoce encore. Ainsi, le vaccin contre l'hépatite est recommandé dès la naissance et les vaccins contre des infections multiples dès l'âge de deux, quatre et six mois.

Smith remet en question le bien-fondé des vaccins administrés à un très jeune âge. De fait, des recherches indiquent qu'au Japon, l'incidence de mort subite du nourrisson a chuté de façon drastique dès qu'on eût cessé d'administrer des vaccins aux enfants de moins de deux ans.

En 1994, Kathleen Stratton et associés font état dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) des résultats de leurs études sur les rapports existant entre les vaccins et les conséquences néfastes qu'on leur attribue. Les chercheurs ont découvert qu'au vaccin contre la diphtérie et le tétanos est associé une grave réaction allergène connue sous le nom d'anaphylaxie. Le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole serait apparemment associé non seulement à l'anaphylaxie mais également à la thrombopénie et même à la mort consécutive aux vaccins contre les infections virales. Les vaccins contre la polio ont été associés avec la mort consécutive à ce type de vaccination et avec la polio chez l'hôte de l'infection ou chez quelqu'un qui a été en contact avec lui. Le vaccin contre l'hépatite B virale serait associé à une anaphylaxie. Les chercheurs précisent cependant que les réactions clairement attribuables aux vaccins sont rares. Par exemple, sur une période de 20 ans, ils ne rapportent aucun décès et seulement deux cas documentés d'anaphylaxie à la suite d'un vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole.

James Gale et associés, dont les résultats de recherche furent publiés dans JAMA en 1994, a mené une étude sur 1,237 enfants âgés entre un et 24 mois. Les chercheurs rapportent que "le risque de développer une maladie neurologique (dans les sept jours suivant la vaccination) n'était pas significativement plus élevé que la moyenne chez les enfants ayant reçu le vaccin contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos." Ils observent toutefois que "le risque de subir une encéphalopathie ou des crises d'épilepsie compliquées était légèrement plus élevé qu'on ne le soupçonnait au départ."

D'autres recherches établissent un rapport entre la vaccination et l'arthrite rhumatoïde. Un essai portant sur le vaccin contre la rubéole indique que 41 pour cent des femmes vaccinées ont développé des douleurs articulaires, neuf pour cent ont développé une arthrite transitoire, et cinq pour cent une arthrite chronique.

Ceux qui sont en faveur de la vaccination objectent que les conséquences néfastes attribuées aux vaccins ont été grandement exagérées, et que sans une vaccination à grande échelle, des maladies comme la polio et la coqueluche seraient de retour. Ils rapportent un cas de rougeole et un cas de coqueluche dans des écoles privées de Californie où la vaccination n'est pas obligatoire. Un article récent paru dans le British Medical Journal fait état d'une épidémie de coqueluche entre 1977 et 1979, "la plus virulente depuis 20 ans". Cette épidémie s'est produite après que l'usage de la vaccination eût décliné.

Les adversaires de la vaccination affirment que nous manquons d'études sur les effets de la vaccination à long terme et que les substances contenues dans le vaccin (dont le mercure et la formaldéhyde) sont connues pour être toxiques. Ils suggèrent également qu'en vaccinant un gros pourcentage de la population, les médecins réduisent le processus naturel d'immunisation contre les agents pathogènes.

Tandis que les deux camps sont en désaccord sur divers points, la majorité des individus, quelle que soit leur position, s'entendent sur la nécessité d'entreprendre plus d'études à long terme afin de mieux comparer les bienfaits et les risques de la vaccination, et pour déterminer si elle est bien indiquée lorsque donnée à un âge précoce comme c'est actuellement le cas aux Etats-Unis.

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Published by anthony - dans vaccin
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